INTRO: De la philosophie. I) La philosophie ou le chemin de la délivrance.
mars 3, 2008I) La philosophie ou le chemin de la délivrance. Platon. République livre 7. “Allégorie de la caverne”.
II) La Philosophie a une origine. Husserl.
III) Y a-t-il un âge pour philosopher? Calliclès. Epicure. Husserl.
I) La philosophie est définie comm l’éducation à la liverté. C’est une démarche de vérité, un itinéraire vers la liberté.
“Allégorie de la caverne”: allégorie car à chaque élément concret on peut faire correspondre une signification abstraite. Elle raconte l’histoire d’une éducation, celle que procure la philosophie. Ce tableau que l’on voit au départ représente notre condition initiale: l’état d’ignorance dans lequel se trouve l’âme.
Les prisonniers enchaînés nous renvoient à nous mêmes. C’est notre état initial. C’est notre situation dans ce monde sensible(monde dans lequel nous sommes immergés). La caverne c’est le monde. Les prisonniers représentent notre condition humaine. Ce qui fait de nous des prisonniers ce sont nos passions, nos craintes, nos préjugés. Notre seul savoir consiste à prendre position sur les ombres, à discerner une ombre d’une autre(elle est sans consistance). Du point de vue de la connaissance, nous pouvons appeler cette 1ère étape l’illusion. Nous prenons souvent l’apparence pour la réalité. Notre état d’ignorance s’inscrit sur le mode de l’illusion. La réalité c’est ce qui est. L’illusion c’est la projection de nos peurs, craintes. Les prisonniers discutent de ces ombres. Notre situation est celle de ceux-là qui ne peuvent voir que les ombres des objets qui dépassent du mur, portés par les hommes qui marchent sur la route.
Qui sont ces hommes enchaînés par rapport à ceux qui marchent? Ces derniers veulent nous faire voir les omres qu’ils portent. Nous ne pouvons pas voir autre chose que cela qu’ils veulent nous faire voir.
Socrate s’oppose aux sophistes(éducateurs de l’époque qui constituaient une école). Pour Socrate, ce sont les corrupteurs de la jeunesse, ils les convainquent de séduire, de convaincre. Socrate veut nous faire marcher vers la vérité.
Ceux-là qui portent les objets, qui veulent nous faire croire, sont tous les sophistes, tous les séducteurs. Ils ne sont pas préoccupés de nous faire rencontrer le vrai, veulent nous maintenir dans l’illusion.
Nous sommes parfois obligés de voir et d’entendre ce que des gens veulent nous faire voir et entendre. Les sophistes ce sont les faiseurs de prestiges. Tous ceux qui disposent de la parole sont capables de convaincre le plus grand nombre. Nous sommes prisonniers des apparences parcequ’il y a des stratéges.
Platon nous rappelle qu’un prisonnier est délivré de ses chaïnes par un éducateur. Pour Platon, ce n’est pas forcément un pédagogue(celui qui connait toutes les recettes pour enseigner), c’est plutôt un amoureux du savoir, il est épris de la vérité. Cette délivrance constitue un choc au sens où c’est une expérience douloureuse. Ils se retourne, il est ébloui, il souffre. Si son éducateur ne le retenait pas, il retournerait à sa situation originelle. Le prisonnier voit désormais les objets fabriqués dontil voyait ultérieurement les ombres sur le mur. Il voit les originaux dont il voyait les copies.
A quoi nous renvoient les objets fabriqués?
Il ne considerra plus l’amour, les valeurs comme on lui a enseigné qu’ils étaient. Tout ce qu’on lui a appris est conventionnel. Il va voir ce que sont des objets fabriqués, pas la réalité. Après l’illusion, il est dans un état de conviction. Il réalise que ce qu’il voit maintenant n’est pas à prendre pour ce qu’il est. Il a progressé dans la vérité, mais il ne doit pas s’arrêter là. Ce qui lui manque c’est de savoir ce que sont réellement les choses. Il souffre lorsq’uil reçoit la lumière directe.
Sortie vers le monde au dehors. C’est la montées vers le monde intelligible. Cette étapeva correspondre à ce que Platon appelle la raison. Ce que voit le prisonnier: reflets/ images des objets. Il s’en sert pour habituer son regard. Il passe à la lumière du réel. Son regard ne peut pas se porter immédiatement sur ce qui est. L’ex-prisonnier est capable désormais de comprendre ce qu’il voit. Il peut réfléchir sur la nature des images(ex: la justice, l’amour). Comprendre ce qu’il voit. Il réfléchit sur le réel et no pas sur les apparences. Il voit le commencement du réel, il s’spprivoise au réel. Il a de véritables représentations de ce que sont les sentiments. Il contemple ce qui est.
Les objets réels, pour Platon, sont du côté des idées(l’amour est une idée que l’on n’atteint jamais). Le réel est ce que nous n’atteignons pas. La vérité sur le réel c’est une idée, ce qui n’empêche pas d’atteindre des vérités parcielles et provisoires.
Conclusion: Cette allégorie c’est le récit d’une éducation nous conduisant à la liberté et d’autre part c’est l’histoire de la démarche de la connaissance, du procéssus de la vérité qui est infini. Sans la pensée nous sommes quelque peu prisonniers dans ce monde. La pensée provoque une rupture, nous nous marginalisons. Le prisonnier n’est pllus d’accord pour retourner dans le domaine des ombres. Si on le force à redescendre dans la caverne, que se passerait-il? Il y a une difficulté à passer de la lumière à l’ombre. Ses camarades rient de lui en lui faisant comprendre que l’aventure ne valait pas la peine. Il se comporte comme un inadapté. S’il doit redescendre il n’est pas compris. Le résultat est curieux, étrange. Ils ne le suivraient pas vers la lumière s’ils les poussait à le faire.
C’est la place du philosophe dans la société qui est posée. La philosophie est en elle même sa propre fin. Elle est fondamentalement inutile mais vitale. L’art est gratuit mais de tout temps nous avons eu des créations. La création est typiquement humaine. Il n’y a pas d’humanité possible sans art.
Le philosophe est méprisé mais appelé au secours. Pourquoi a-t-il été exclu des états? L’état est souvent mal gouverné. Des gens s’entretuent pour prendre la place de commandement(comparaison avec un navire. Philosophe dans la cale appellé lorsque le navire va sombrer). La place du philosophe dans une société est très ambivalente. C’est quelqu’un dont on sait qui a peut-être une pensée importante mais il est considéré comme inutile. Il y a une différence entre la théorie et la pratique.
II) La philosophie a une origine(Husserl.
Husserl est l’un des plus grands philosophes de notre époque. 1935: conférence: “la crise de l’humanité européenne et la philosophie”. C’est un testament adressé à la jeunesse. Juif, il prévoyait la crise d’existence de l’Europe. Oubli de l’héritage du monde grec: Grèce berceau de l’Europe. Parceque la philosophie est née, les sciences ont pu se développer. On a sombré dans l’ideologie totalitaire.
“Le plus grand péril qui menace l’Europe c’est la lassitude”.
“Seul l’esprit est immortel”.
“Et pourtant les idées sont plus fortes que toutes les puissances empiriques”.
La philosophie apparait en Grèce au 6-7ème siècle AJC. En Grèce apparait une attitude de genre nouveau à l’égard du monde environnant. Cette attitude se caractérise par un intérêt pur pour le connaître(attitude téhorique). Cette attitude se détourne d’un intérêt pratique, elle dépasse nos occupations d’intérêt vital.
Nous avons une unité en tant que peuples d’Europe, c’est du à l’héritage du fait de culture. Il existe déjà un savoir extra scientifique. Ce savoir a la particularité de viser à l’utilité. Ces techniques, savoirs, sont en vue d’une pratique de niveau vital(techniques de construction).
L’homme est pris par la passion de connaître: vont naître les sciences(infini de tâches, tâches infinies). Idée de science universelle.
Attitude philosophique: Cette attitude s’incarne, se traduit par l’universalité de son attitude critique. Le philosophe renoce à accepter toute opinion, toute tradition. Il pose toute question en fonction de la vérité. Rien ne va de soi * à l’égard du domaine cognitif(sciences) * à l’égard de la totalité du réel.
Ce fait de culture, sans sa nouveauté, va heurter ceux qui son satisfaits de la tradition, ceux qui ne veulent pas questionner le réel. Dès le départ, les philosophes commencent à être méprisés et persécutés. Penser c’ets une activité critique(élucider, comprendre).
Husserl nous rappelle l’origine de la philosophie. Il veut nous montrer que nous avons oublié que le développement des sciences a été rendu possible par la philosophie. Aujourd’hui, fascinés par les sciences, nous voudrions utiliser le modèle qui a servi aux sciences à l’égard de l’esprit. Seul l’esprit est immortel. Ils pensaient que l’on pouvait appliquer la science de la nature à l’esprit. Il y a un danger pour l’esprit. Si l’esprit nous échappe totalemen nous sommes en danger. Quand on oublie l’esprit, on assiste à un effondrement global de la société.
III) Calliclès: Philosopher est une activité pour la jeunesse vorace
Epicure: Philosopher, occupation pour la vie.
Calliclès: texte: Gorgias
1) « Voilà la vérité, et tu t’en convaincras si tu renonces à la philosophie pour aborder de plus hautes études. La philosophie, Socrate, n’est sans doute pas sans charme, si l’on s’y livre avec modération dans la jeunesse ; mais si l’on s’y attarde au-delà d’une juste mesure, c’est une calamité ». Nous voudrions savoir quelle est cette « vérité », quels sont donc les « plus hautes études » en question et en quoi l’étude de la philosophie serait une calamité ….. …
1er paragraphe: On a tout d’abord l’énoncé de la thèse. Présupposé de Calliclès: La philosophie rend étranger au réel. La pratique de la philosophie conduit à l’étrangeté. Elle est une entreprise de désincarnation. Elle ne remplit pas une fonction d’achèvement d’une éducation mais fait de l’homme un étranger au monde.
Deuxième paragraphe: Confirmation, légitimation. Arguments sont donnés. Pour Calliclès, ce qui caractérise le philosphe, n’est-ce pas son ignorance à l’égard de la réalité dans tout son champ.
* politique(exigences de la vie en communauté)
* il est étranger à la vie sociale(il est asocial)
étrangeté au monde interne(homme dans son intimité. espace privé qui est la trace de notre singularité d’être humain). La philosophie rend étranger à l’espace public et privé.
Dernier paragraphe: plus le philosophe s’attache dans sa tâche, plus il aggrave sa situation. Calliclès conclue ce portrait caricatural par le renforcement de sa thèse(plus il s’attarde dans la philosophie plus il s’égare de la réalité). Calliclès fait l’analyse du rapport adéquat à la philosophie.
Problématique du texte: 1) énoncé de la thèse
2) légitimation de la thèse au moyen d’un argumentation
3) Jugement décisif du rapport temporel avec la philosophie illustré par une comparaison portée sur le langage de l’enfant et de l’adulte. Pour Calliclès, le balbutiement chez un homem montre qu’il est “non fait”, ça irrite Calliclès.
Dans le cas de l’enfant, la certitude, parole ferme, le met mal à l’aise(il n’a pas une dimension d’enfant, cet enfant). La philosophie est le procéssus d’éducation qui nous apprend à parler, à penser, à se chercher. Cette tâche là doit être achevée un jour selon Calliclès: il faut être capable d’une parole claire, ferme, décisive(et non balbutier).
4) Conclusion: Calliclès apprécie la valeur de la philosophie mais il dénoce l’inachèvement de ceux qui s’y attardent.
Pour Calliclès la philosophie se révèle nécessaire, condition de liberté et de moralité(celui qui ne la connaît pas est incapable de viser quelque chose de grand, de beau).
Le texte s’achève par la dénonciation de la philosophie comme une stratégie d’isolement dans ce monde, stratégie d’évitement.
EPICURE: Lettre à Ménécée.